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 « Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. » Ft. Aloïs

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MessageSujet: « Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. » Ft. Aloïs   Sam 5 Jan - 16:23



« Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. »




Killian s'était levé du pied gauche ce matin là. Il avait passé la pire nuit de sa vie du moins d'après ses souvenirs il n'avait jamais aussi mal dormi. C'est tout engourdit qu'il se leva et s'étira comme il put, essayant en vain de détendre ses muscles crispés et douloureux. Lorsque enfin quelques uns de ses muscles se délièrent il soupira de bien être, pouvant enfin bouger un peu sans trop souffrir. Il se leva et se regarda un instant dans le miroir. Il était ... Encore moins en forme que d'habitude. Il rapprocha son visage du miroir et tira légèrement sur ses joues pour découvrir des cernes encore plus prononcées qu'à l'habitude. Il soupira et se frotta les yeux à l'aide de ses deux poings avant de passer une main dans ses cheveux. Il se dirigea vers la petite armoire qui contenait ses habits et attrapa sa traditionnelle chemise beige avec un pantalon noir. Il revint devant son miroir et soupira une énième fois avant de filer faire sa toilette et peigner rapidement ses cheveux encore un peu humides de la veille car il les avait lavés avant de dormir. Il s'étira encore une fois et changea de sous vêtement, enfila son pantalon, sa chemise et rentra le bout dans son bas, bouclant ensuite sa ceinture. Après quoi il se recoiffa rapidement car quelques unes de ses mèches lui tombaient dans les yeux, enfila une paire de chaussettes et ses bottes. Il attrapa un peu de monnaie qu'il mit dans une de ses poches, enfilant son veston et sa veste, le jeune homme sortit dans la rue après avoir fermé à clé.

Killian regarda un instant autour de lui et sourit légèrement. Il faisait bon ce matin là, le fond de l'air était plutôt doux et c'était agréable de marcher dans cette ambiance paisible qui semblait régner pour une fois. Il s'étira encore une fois et, se donnant du courage, il parcourut les rues en regardant autour de lui, tout de même méfiant . Il s'arrêta au détour d'une ruelle en regardant un chat qui le fixait lui aussi. Un sourire de défit étira ses lèvres et il s'approcha à pas de loups, se baissant au fur et à mesure qu'il approchait de l'animal.Le félin s'était couché et tassé sur lui même et Killian finit par arriver tout près du chat. Il avança la main mais le vertébré s'enfuit avant qu'il ne puisse toucher un seul de ses poils. Le jeune homme se redressa et soupira longuement, déçu. Puis il haussa les épaules et se remit en marche, un peu triste d'avoir raté alors qu'il s'était autant appliqué. Il retint un bâillement et se dirigea lentement vers les rives de la Tamise, ayant envie de contempler l'eau qui devait surement s'écouler. Il n'avait pas l'impression qu'il fasse assez froid pour que l'eau soit gelée et ça ne le décevait pas car il aimait bien regarder le liquide s'écouler pendant de longues minutes.

Arrivé sur les berges du fleuve, le jeune homme s'assit sur le sol, souriant. Il ferma les yeux, laissant la brise jouer dans ses cheveux, se détendant doucement en entendant l'eau couler non loin. Lorsqu'il rouvrit les yeux il ressentit une présence non loin et, tel un félin dans les plaines arides, il fut sur le qui-vive, inquiet.


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MessageSujet: Re: « Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. » Ft. Aloïs   Mar 8 Jan - 4:14

Ce matin, je me réveille. ah... Une bonne odeur de thé chatouille mes narines, la voix de mon majordome me dit de me lever.. Je m'étire dans mon énorme lit en gémissant de bien être, fronçant un peu le nez quand la lumière du jour m'arrive en pleine figure... Et comme d'habitude bien sur, je … Hm.. Taquine légèrement Claude en attendant une réaction quelconques. Enfin le connaissant...
Il ne s'est bien sûr rien passé. Aujourd'hui j'étais de très très bonne humeur, comme quoi ! C'est rare quand ça m'arrive dès le matin. Je voulais faire plein de chose. Tout d'abord, je me suis laissé habillé. Car même aussi excentrique et libéré que moi, sortir dehors nu en hiver, ce n'est pas le top. J'ai pris un petit déjeuné bien copieux, et puis après une visite à Cielou, je me suis décidé à aller à Londres. Pourquoi ? Envie de m'acheter des vêtements, de la lingerie... J'entre dans plusieurs boutique avec mon majordome. Que de jolies vêtements ! J'hésite, je ne sais pas quoi prendre... Oh et puis ! Je suis riche ! 'Père' m'a donné un si grand héritage ! Et j'ai aussi ce que me donne la Reine. Après une bonne dizaine d'achat et de vendeuses choqué de voir un jeune blondin dévalisé une boutique de sous-vêtement féminin, je soupir. Mon ventre gronde. Que faire ? Le nourrir bien évidemment. Mais je me perds dans ma matinée. Bref.

Après avoir bien mangé, je suis resté dans ma calèche faire une petite sieste de quelque minutes, puis, réveillé par un orphelin toquant à ma fenêtre, je me suis souvenu de Lucas. J'ai secoué la tête vivement. Non. Je suis Aloïs Trancy. Fils unique des Trancy et c'est tout. J'ai donné par envie et besoin de me faire pardonner à ce pauvre gamin quelques pièces d'or traînant dans mon porte monnaie. J'ai embrassé son front, puis j'ai commencé à marcher, et marcher, et marcher, et marcher, jusqu'à arriver devant la tamise. Le silence était agréable. Malheureusement mes talons le brisaient un peu plus à chaque pas. Ils claquaient contre les dalles du petit chemin menant au long fleuve tranquille. Et puis, une tête brune apparut, puis un corps. Un jeune homme -bien plus vieux que moi d'ailleurs- était là, fixe, calme... Je l'ai observé pendant plusieurs minute, la main sous le menton en souriant.
Il devait être plutôt mignon de face. Sans doute timide mais gentil. Je remarquais alors que depuis quelque secondes, il c'était totalement crispé. Il m'avait déjà senti ? Oh. J'ai perdu de ma discrétion. Haussant les épaules, je m'avançais tranquillement en maudissant intérieurement mes talons faisant bien trop de bruit à mon goût, et je m'assis au côté du jeune homme, tournant mon éternel bouille d'ange vers lui en plantant mes yeux glaciers dans ceux du brun.

«-Belle matinée pour observer la tamise, non ? Un peu frais tout de même. (Je regarde longuement mes mains puis reprends) Vous êtes seul ? C'est triste d'être ici, tout seul. Enfin, c'est sans doute reposant en un sens. Moi je n'aime pas être seul... (Mon sourire disparaît légèrement) Oui... Je déteste ça... (Je secoue la tête) Pardon. Je dois vous ennuyer. Si vous êtes ici ce n'est pas pour rien et c'est sans doute pour être au calme. Et avec moi ce n'est pas gagné.. Et je suis impoli de plus ! Comte Aloïs Trancy. Araignée de la reine, enchanté.»

Lui tendant la main, je lui fais mon plus beau et adorable sourire. Après tout, j'avais raison. Il est plutôt mignon vu de près. Et je ne le connais pas. Noble ou domestique, rien à faire. Il m'a l'air d'un bon... Il a l'air plutôt agréable. Autant m'en faire un ami. J'ai déjà accumulé assez d'ennemie ici.
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MessageSujet: Re: « Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. » Ft. Aloïs   Mar 8 Jan - 20:21



« Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. »




Killian se redressa doucement et regarda timidement le blond qui lui était inconnu. Il le regarda dans les yeux et le détailla longuement. Il était petit mais avait l’air jeune. Killian se surprit a penser qu’il serait surement très mignon plus tard lorsqu’il sera plus grand, plus vieux, plus mature. Il sourit légèrement, ses fines lèvres s’étirant doucement vers les cotés, découvrant un peu de ses dents blanches. Il se redressa, le dominant de toute sa hauteur mais son regard avait changé. Il n'était plus terrorisé, méfiant. Seulement doux et agréable. Killian continua de le détailler en souriant. Le plus jeune était blond comme les blés, de beaux cheveux qui avaient l’air soyeux, doux au toucher. Le brun ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il avait bien envie de toucher cette belle chevelure dorée. Il avança d’un pas hésitant, regardant le blondin en souriant. Il pencha légèrement la tête, continuant de le regarder. Ses yeux bleus, profonds, magnifiques grâce à leur couleur vacillant entre l’océan et le glacier. Le brun plongea ses deux ambres dans ces deux saphirs, fasciné et surtout émerveillé par tant de beauté dans un corps paraissant si frêle et si jeune, a peine adolescent. Il écouta sa voix, regardant ses fines lèvres d’un rose magnifique bouger avec ... sensualité ? Oui, c’était le mot. Killian sentait des papillons fourmiller dans son ventre tellement ce regard de braise l’avait chamboulé.

Il fronça les sourcils et s’étira. Quoi ? Il était attiré par cette personne ? Il ferma les yeux et rouvrit les yeux, fixant la tamise et ses berges doucement léchées par l’eau cristalline. Il sourit doucement et fixa le jeune homme. Aloïs hein ? Attendez... L’araignée de la reine ? De quoi voulait-il parlé, qu’est-ce qu’il entend par ces mots ? Il fronça les sourcils et baissa les yeux sur le jeune garçon.

„ Je m’appelle Killian Adams... Et que voulez-vous dire par araignée de la reine s’il vous plait ? “

Doucement il pencha la tête, un doux sourire aux lèvres, observant le jeune homme de nouveau, le coeur battant un peu plus fort. Il essaya de contrôler ses réactions. Il avait toujours été très émotif et c’était la première fois qu’on s’intéressait à lui. Puis, sursautant, il se rappela des autres questions du bel inconnu. Enfin presque inconnu vu qu'il connaissait son nom maintenant. Il regarda ses mains en souriant.

„ C'est vrai qu'il fait beau mais c'est tout aussi vrai qu'il fait légèrement frai. Et vous ne me dérangez aucunement, je passais le temps alors je suis ravi d'avoir un peu de compagnie. “
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MessageSujet: Re: « Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. » Ft. Aloïs   Mer 9 Jan - 2:26

„ Je m’appelle Killian Adams... Et que voulez-vous dire par araignée de la reine s’il vous plait ? “

Killian ? Hm. Un prénom plutôt mignon à vrai dire. Ce que je voulais dire ? Et bien j'allais lui répondre quand j'ai sursauté en l'entendant rajouter quelque choses.... Et je souris alors de nouveau, attendrit et amusé par tant de naïveté et d'innocence dans un seul corps.
Je levais les yeux au ciel lentement en laissant mes pieds pendre mollement au dessus de l'eau, l'effleurant parfois de la pointe de mes jolies bottes caramel. J'y penses un moment d'ailleurs en écoutant le petit clapotis de l'eau calme sous la houle de quelque petite péniche glissant silencieusement sur la grande étendu clair.
Enfin, je me décides à parler.

«-Vous ne me connaissez pas ? Oh. C'est amusant. Enfin, c'est mieux ainsi après tout. Le chien de garde de la Reine vous est peut-être un peu plus familier ? Je suis du grade en dessous. Le chien à toute les plus grandes et merveilleuses affaires, il fait la une des journaux presque toute les semaines et moi j'ai les miettes que Madame la Grande Reine d'Angleterre daigne me donner de temps en temps.
Je participes à beaucoup de bal néanmoins. Avantage ou pas peu m'importe. Je ne suis pas vraiment utile... A vrai dire, je ne le suis pas du tout. Peut-être pour certain vieux nobles pourri jusqu'à la moelle qui veulent tirer un coup vite fait en me …»


Je m'arrête à temps. Pourquoi ruiner déjà et moi même la réputation que je n'ai pas au près de ce jeune homme ? Enfin, Killian... Après tout, il apprendra qui je suis bien assez vite, d'une façon ou d'une autre. Tranquillement, je me redresse en lui prenant la main avec douceur, embrassant sa joue tendrement. Pourquoi ne pas jouer un peu de mes charmes ? Cela fait longtemps. Et comme ça j'aurai un … nouvel ami beaucoup plus rapidement. Je commences donc à marcher, lentement, calmement, sans lâcher la main de Killian pour autant, le nez de nouveau vers le ciel.

«-Et bien, nous avons besoin tout deux de compagnie en ce cas. Je me sens vraiment seul en ce moment... Si seul … Parfois j'aimerai ne pas être né noble. Et puis mon majordome n'est pas la meilleur des personnes avec qui passer son temps. Toujours silencieux, jamais souriant, énervant au possible. La seule chose amusante à faire avec lui c'est de l'enquiquiner jusqu'à s'être lassé avant lui. (Je m'arrête encore). Pardonnez moi. Je parles, et parles, et parles … Mais vous ? Qui êtes vous au juste ? Votre âge ? Pour ma part, j'ai 15 ans, tout juste.»

Je continues ma route, regardant de nouveau Killian dans les yeux. Il a l'air toujours aussi troublé que tout à l'heure visiblement. Mais, c'est vrai que, c'est tout de même assez mignon -encore une fois-. Je n'ai jamais vu d'homme réagir ainsi à ma présence. Certain on envie de me tripoter. De me violer. D'autre on plutôt envie de me frapper, de me tuer. Certain sont totalement neutre et d'autre amicaux de façade pour pouvoir toucher à un petit bout de ma fortune.

Parfois je me demandes bien pourquoi toujours moi ? Certes je suis le noble le plus déchu de la société et on me connait majoritairement pour mes …. Travers et défaut. Enfin, ceux qui cherchent vraiment. Les autres me prennent pour le pauvre Aloïs Trancy qui a perdu son père quelque mois après l'avoir enfin retrouvé depuis son horrible kidnapping. Pff. Ce vieux porc ne mérite même pas l'appellation de père. Si je n'avais pas encore usé de mes charmes jamais je ne serai devenu ce que je suis aujourd'hui. Donc oui.
Pourquoi moi ? D'accord, je suis riche. Et ? Il n'y a pas que moi ! Il y a aussi le petit Phantomhive ! Ce chien aussi est riche à en crever ! Je soupir en secouant la tête pour vivement effacer tout ce que je viens de ruminer. Ce n'est pas bon de penser à ça en si bonne compagnie.
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MessageSujet: Re: « Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. » Ft. Aloïs   Mer 9 Jan - 12:29



« Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. »




Killian avait finit par fermer les yeux, se laissant bercer par le doux clapoti des ondes léchant la berge du fleuve. Une légère brise se leva et sa fraicheur malvenue le fit frissonner. Il remonta légèrement le col de sa veste et se maudit de ne pas avoir emmener une écharpe pour protéger son cou frêle. Il rouvrit les paupières pour regarder le jeune homme en face de lui. Il s’en voulait un peu de ne pas savoir qui ce garçon était alors qu’il semblait etre connu de tous. D’un coté Killian se dit que c’était peut être mieux pour le blondinet, car il ne s’estimait pas de très bonne compagnie. Comprenez, un fils de fermier sachant à peine lire grâce à une maigre éducation... Le brun posa son regard d’ambre sur le jeune homme à ses cotés. Blondin qui d’ailleurs avait laisser ses jambes pendre au dessus de l’eau translucide, regardant le ciel d’un bleu magnifique pour un jour d’hivers. Killian laissa son regard glisser sur ce corps en pleine puberté mais encore tellement enfantin. Il glissa comme une goute d’eau sur une vitre légèrement givrée, accrochant à ses lèvres, ses bras fins qui semblaient si fragiles mais si forts tout à la fois, sur ses cuisses de jeune éphèbe puis sur les bottes marron qui plongeait légèrement dans l’eau. Son regard ambre glissa ensuite sur la surface aqueuse, appercevant un poisson sous la surface, il suivit des yeux les arabesques de ce corps souple aux écailles légèrement argentées. Il sourit et sursauta quand le blond le sortit de sa contemplation en parlant.
Killian fronça légèrement les sourcils. Il n’avait pas entendu parler du chien dont parlait Aloïs non plus. Lorsque le blondin parla des journaux, Killian s’attrista et se renferma peu à peu sur lui-même. Puis vinrent la reine, les bals et les nobles dans les dires du jeune garçon. Le brun se renfermait de plus en plus face à cet univers qui lui était inconnu, cet univers qu’il se contentait de regarder de loin, essayant de survivre alors que ces gens vivaient avec des gens pour leur ouvrir la porte, pour leur faire leurs repas ou même les habiller. Lui faisait tout cela seul, il travaillait aussi, pour tenter de s’offrir des repas convenables. Heureusement qu’il avait un appétit d’oiseau d’ailleurs car il subsistait avec un peu plus d’un repas par jour lorsque tout allait bien. Se redressant lentement, c’est le visage décomposé et le regard quasiment vide d’émotions qu’il regarda le blond à ses cotés.

„ Vous êtes un noble, quelqu’un qui a une personne pour faire toutes les choses à sa place… Je sais à peine lire, à peine écrire et je survis comme je peux. Je suis seul chez moi, et je suis déjà content d’avoir un habitat à peu près potable. Pourquoi quelqu’un de votre rang, au service de la reine en plus, reste avec un fils de paysans à qui la vie n’a jamais sourit ? Vous n’en avez pas assez, avec toutes ces personnes qui vous regardent, tous ces gens comme vous ? “

Il se tut en se rappelant des dires de l’autre garçon juste avant. Il s’était arrêter en parlant de gens qui voulaient ‘tirer un coup’. Il fronça les sourcils en comprenant de quoi il parlait et le regarda presque durement

„ Je De plus vous vous laissez faire par de vieux riches qui veulent uniquement votre jeune corps ? ( il se radoucit légèrement ) Vous êtes superbe, je ne peux pas le nier… Mais pourquoi ? Pourquoi les laissez vous faire, pourquoi les laissez vous vous toucher ? Ils ne méritent rien de plus que votre dédain, et vous les laissez abuser de votre corps, vous leur offrez la chose la plus précieuse que vous avez… Je n’arrive pas à comprendre. Non, je ne peux pas comprendre. Nous vivons dans deux mondes trop différents pour seulement essayer de comprendre la vie de l’autre. Du moins moi je n’y parviens pas. “

Killian fut surpris par la main qui attrapa la sienne. Il rougit délicieusement en sentant les lèvres du plus jeune contre sa joue et regretta presque immédiatement toutes ses paroles. Il se leva, suivant sagement le blondinet qui entrainement il ne savait où. Puis, s’en voulant trop, il souffla :

„ Pardonnez moi… “

Seul ? Aloïs se sentait-il réellement seul ? Était-ce seulement possible, dans le monde dans lequel il vivait, dans cet environnement ou quelqu’un sera toujours présent ? Il regrettait sa noblesse, et Killian regretta âprement ses mots trop durs, il se rendit compte qu’il avait laisser éclater sa rancune alors qu’il ne connaissait rien à la vie du beau blond, qu’il ne savait rien de ce qu’il avait pu vivre. Et il se sentit égoïste, horriblement égoïste. Quinze ans… Seulement… Et il semblait en savoir plus sur la vie d’adulte que Killian. Ce dernier trembla légèrement et serra les doigts du blond dans les siens, tremblotant légèrement. Il était gêné, gêné d’avoir été comme ça, d’avoir laisser son cœur parler. Et il se renferma un peu plus, et il évita le regard de ce garçon qu’il n’estimait pas mériter. Il ne méritait rien. Rien que leur dégoût, rien que leurs coups. Killian lâcha la main du compte et prit son propre visage entre ses mains tremblantes, essayant de retenir ses tremblements.

„ Pardonnez moi d’avoir parlé sans savoir, de m’être montré égoïste sans savoir ce que vous viviez… Je m’en veux, je ne mérite que votre dédain et votre dégout… Pardonnez moi… Vous qui êtes si jeune vous connaissez la vie mieux que moi, vous qui sembliez si pur, vous avez été tant de fois sali par ces bêtes… Alors que moi je suis tout le contraire, je me sens si mal, si idiot, si… “

Il se tut alors que de légères larmes s’échappaient de ses yeux, roulant doucement sur ses joues pâles, rendues légèrement rouges par le froid ambiant. Il avait les doigts complètement congelés à cause de la brise qui s’était levée, encore plus froide qu’avant, gelée, qui soufflait sans relâche sur Londres.

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MessageSujet: Re: « Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. » Ft. Aloïs   Mar 15 Jan - 23:34

„ Vous êtes un noble, quelqu’un qui a une personne pour faire toutes les choses à sa place… Je sais à peine lire, à peine écrire et je survis comme je peux. Je suis seul chez moi, et je suis déjà content d’avoir un habitat à peu près potable. Pourquoi quelqu’un de votre rang, au service de la reine en plus, reste avec un fils de paysans à qui la vie n’a jamais sourit ? Vous n’en avez pas assez, avec toutes ces personnes qui vous regardent, tous ces gens comme vous ? “

Je l'écoute vaguement en souriant faiblement. Je ne peux lui dire comme ça, d'un coup « Hey ! Tu sais quoi ? Et bah j'suis pas un noble en faite et je me suis juste fait emporté par un gros porc dégueulasse qui m'a choisi parmi une centaine d'autre morveux parce que je suis une bête de sexe au lit !».
Alors je continue de l'écouter. Je penses qu'il ne pourrait pas comprendre pourquoi. Pourquoi je suis là, comment tout ça c'est passé, et quand bien même, en quoi cela pourrait-il l'intéresser ?
Je le laisse donc parler et se lâcher contre moi sans broncher, sans rien dire. Je le laisse faire. Après tout, il en a bien le droit. J'aurai fait la même chose si j'avais encore été Jim et qu'un noble venait ainsi me parler à moi et à Lucas.

„ Je De plus vous vous laissez faire par de vieux riches qui veulent uniquement votre jeune corps ? ( il se radoucit légèrement ) Vous êtes superbe, je ne peux pas le nier… Mais pourquoi ? Pourquoi les laissez vous faire, pourquoi les laissez vous vous toucher ? Ils ne méritent rien de plus que votre dédain, et vous les laissez abuser de votre corps, vous leur offrez la chose la plus précieuse que vous avez… Je n’arrive pas à comprendre. Non, je ne peux pas comprendre. Nous vivons dans deux mondes trop différents pour seulement essayer de comprendre la vie de l’autre. Du moins moi je n’y parviens pas. “

Je l'écoute toujours parler en regardant devant moi sans rien dire après avoir comme dit plutôt embrassé sa joue. Il s'excuse. Et je me mets à parler tranquillement sans répondre à tout ce qu'il vient de lâcher. … Pour l'instant. Et puis soudain, il s'arrêta. Je haussais légèrement un sourcil pour me tourner face à lui, inquiet, la tête sur le côté et l'écouter de nouveau parler.

„ Pardonnez moi d’avoir parlé sans savoir, de m’être montré égoïste sans savoir ce que vous viviez… Je m’en veux, je ne mérite que votre dédain et votre dégout… Pardonnez moi… Vous qui êtes si jeune vous connaissez la vie mieux que moi, vous qui sembliez si pur, vous avez été tant de fois sali par ces bêtes… Alors que moi je suis tout le contraire, je me sens si mal, si idiot, si… “

Je soupir un peu en le regardant pleurer. Je m'approche de lui délicatement et l'enlace tendrement en embrassant ses doigts, les réchauffant comme je peux pour les faire délicatement glisser le long de son visage et finalement pouvoir essuyer ses yeux et lui sourire avec douceur en embrassant son nez, le mouchant avec douceur.

«-Allons vous ne saviez rien de tout ça. Et puis de toute façon je penses que si … J'étais resté comme vous au lieu de devenir un noble inutile, j'aurai eu la même réaction si l'un deux tentait de m'amadouer ou de me parler sans que je ne puisse rien comprendre. Oh. Je connais très bien votre vie, peut-être pas aussi bien que vous mais je ne la connait que de trop. Reprenons donc depuis le début.
Oui. Je suis un noble. Je sais lire et écrire. J'ai tout le temps quelqu'un à mes côtés c'est vrai mais... (Je soupir et tire la langue légèrement, montrant le moins possible le signe de mon pacte et puis susurre) Mais a quel prix …
On ne peut pas dire que je suis au service de la Reine, je ne lui suis d'aucune utilité, à peine si elle connait mon existence. Pourquoi me laisser faire ? Parce que je peux comme ça ressentir des sensations. Du dégoûts, de la haine, de la rage. Je ne ressens jamais rien chez moi. C'est la seule façon.
Et puis il me donne de l'argent eux aussi. Mon corps n'est pas si précieux que ça … C'est plutôt ce qu'il y a à l'intérieur je penses … Je n'ai rien à vous pardonné, vous aviez raison. Et ce n'est pas égoïste, en effet, vous ne saviez pas ce que je vis en ce moment et vous n'êtes en rien coupable. (Je pose doucement une main contre mon torse)
Pur...? Moi …? Oh, si il y a quelqu'un de pourri jusqu'à la moelle ici je penses que c'est moi …»


Délicatement, ne pouvant me retenir devant son petit visage tout penaud, je pose une main contre sa joue et l'embrasse délicatement, furtivement pour écarter la tête après un dixième de seconde et sourire joyeusement en le voyant écarlate.
Au moins il n'a plus du tout l'air coupable et triste. Je reprends sagement sa main et recommence à marcher, en serrant de plus en plus la main de Killian dans la mienne. J'avais oublié à quel point c'était agréable d'être avec quelqu'un.

Et finalement, arrivé devant un cul de sac, une petite descente avec de l'eau au bout, je me stoppe et regarde partout, cherchant un autre chemin pour me remettre assis. C'est plutôt agréable ici aussi. Beaucoup plus calme et paisible aussi. Plus beau.
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MessageSujet: Re: « Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. » Ft. Aloïs   Dim 20 Jan - 19:01



« Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. »




Killian s’était arrêté et n’osait plus rien dire, tête basse, mal à l’aise alors qu’il avait laissé éclater sa colère contre tous ceux qui le regardaient trimer en riant, se débattre entre les crocs de la misère pour espérer un jour pouvoir vivre et non survivre. Le brun laissait les larmes rouler sur ses roues pâles, amères et abondantes. Il sursauta quand le petit compte vint se placer près de lui, lui essuyer les yeux et le moucher. Toute la douceur dans ses gestes et la tendresse qu’il lui offrait... Toutes ces petites choses lui mettaient du baume au coeur et le brun se sentait... Soulagé, soutenu, il se sentait enfin quelqu’un, quelque chose. Il ferma les yeux très fort, pensant avoir droit à une claque, ou un poing, à voir. Mais rien. Rien ne vint, aucune douleur même méritée, rien. Alors il rouvrit doucement les yeux comme si la lumière l’éblouissait. Il écouta Aloïs parler, il le laissa parler, répondre à toutes ces choses horribles qu’il avait dites. Et Killian s’en voulait de plus en plus, chaque mot du blond posant un morceau de plomb dans son coeur. Le plus âgé le laissa finir, écoutant avec attention chaque mot du blondinet. Mais il ne vit pas la suite venir.
Quand il rouvrit les yeux, Killian avait la main dans celle d’Aloïs et le suivait, silencieux. Son esprit tentait en vain d’analyser ce qui venait de se passer. Sa main libre remonta vers son visage et ses doigts tendus et tremblants touchèrent ses lèvres sur lesquelles le gout de celles du blond semblait maintenant ancré. Il n’en revenait pas non, Killian, de ce qui venait d’arriver. Son esprit lui repassa les images. Aloïs s’approchant après avoir finit de parler, ce visage d’ange, tellement parfait qu’il avait eut envie de le caresser. Puis ces lèvres rosées, légèrement pulpeuses et si alléchantes, si tentantes qu’il avait eut envie de les goûter. Mais le brun n’avait pas pensé une seule seconde que le compte poserait cette bouche désireuse contre la sienne. Oh non, Killian avait presque vécut un rêve éveillé. Son cerveau l’avait lâché, et son esprit tout entier avait été court-circuité. Alors Killian avait fermé les yeux, ses joues prenant cette énervante teinte rosée qui leur allait pourtant si bien. Et quand il les avait rouvert, tout était finit. Alors Killian se demandait si tout cela s’était réellement produit, si Trancy l’avait vraiment embrassé, s’il n’avait pas tout simplement fantasmé. Mais la toute nouvelle pression sur ses doigts, la belle couleur qui enflammait ses joues, et le petit sourire malicieux du blond lui prouvaient en quelque sorte qu’il n’avait pas rêvé, qu’il avait vraiment échanger son tout premier baiser avec ce garçon, non, ce jeune adolescent, si beau, si désirable pour un jeune homme comme lui.
Arrivés dans le cul de sac, Killian s’arrêta derrière le petit blond, le laissant décider. Dans sa tête, il essayait d’y voir plus clair quant à ce qu’il pouvait ressentir. Pour le blond, pour lui même. Mais il n’eut pas le temps de penser plus longtemps car le compte s’était assis au bord de l’eau et Killian ne tarda pas à en faire autant. Il regarda le liquide couler tout doucement, suivant des yeux le reflet d’un nuage. Puis il inspira profondément et osa enfin parler, chassant les rougeurs de ses pommettes.

„ Pourquoi..? Pourquoi m'avoir embrassé après tout ce que j'ai pu dire sur vous..? “

Mais il finit par se taire, le doux contact revenant en sa mémoire. Il se pencha alors vers le petit compte et, posant ses mains sur les siennes, il scella une nouvelle fois leurs lèvres. Il n'avait pas pu s'en empêcher, et il n'était au final pas déçu d'avoir céder à sa pulsion. Oh oui, il adorait ces lèvres, même si elles appartenaient à un homme. Et ça ne le dégoûtait pas, au contraire : Il adorait. Alors il lécha doucement ces deux lèvres qui éveillaient en lui un désir sourd mais ardent, comme une étincelle qui devenait flammèche puis flamme avant de laisser place à un brasier ardent, un brasier sauvage qui déchaînait ses sens.
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« Le monde est abîme, et le monde s’abîmera. » Ft. Aloïs

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